Édouard fait son entrée dans la mairie, il est légèrement en avance. Il observe les invités qui arrivent et nous livre son commentaire intérieur, à mi-chemin entre la résignation et l'amusement. Première rencontre du public avec son personnage.


Votez 01 Bienvenue à la mairie

Sylvie arrive à la mairie. Elle ne reconnaît personne. Elle s'approche d'Édouard, déjà assis. Premier dialogue chanté, on découvre leur attirance immédiate sous la forme du chamaillage.


Votez 02 Bonjour c'est bien ici ?

Sylvie et Édouard ont été placés côte à côte. Pour passer le temps avant la cérémonie, ils s'engagent dans un débat absurde sur leurs lectures respectives. Le récitatif théâtral fait alterner parlé et chanté.


Votez 03 L'Équipe contre Marie-Claire

Édouard découvre une affiche en paillettes dorées sur la voiture-balais, sur laquelle est inscrit en grand : MERCI JACKIE ET MICHELLE. Il essaie d'expliquer le sous-entendu sexuel à sa voisine (Sylvie) qui ne capte pas. La chanson est un tube festif au double sens permanent.


Votez 04 merci qui ?

Sylvie a lu un article dans Marie-Claire sur l'importance de muscler son périnée. Elle décide de pratiquer immédiatement, sur sa chaise, en transformant la chose en numéro chorégraphique. Les danseuses et danseurs se joignent à elle progressivement.


Votez 05 Le périnée

Sylvie remarque qu'Édouard est triste. Elle l'interroge avec douceur. Il finit par se livrer — sa première confession sincère. La musique se réduit au piano, et la voix d'Édouard devient presque parlée-chantée. Sylvie l'interrompt avec quelques mots qui essaient (maladroitement) de le réconforter.


Votez 06 L'amour rend aveugle

Après la confession d'Édouard, Sylvie se met à parler à voix haute, comme pour elle-même. Elle expose sa théorie. Le son du « pschitt » devient leitmotiv. À la fin, elle laisse sa voix résonner a cappella sur trois « pschitt » qui semblent attendre la réponse de l'univers.


Votez 07 Chaque pot a son couvercle

Édouard est parti chercher des informations dans les coulisses. Sylvie reste seule avec son téléphone, mais aussi avec le téléphone d'Édouard que celui-ci a oublié. Quand le téléphone d'Édouard sonne, Sylvie décroche, croit avoir affaire à l'ex d'Édouard et la rembarre violemment. Elle réalise — trop tard — que c'était la mariée elle-même qui appelait. Le public l'apprend en même temps qu'elle, créant un effet de drop sonore et dramatique.


Votez 08 Allô Martine

Édouard rentre, Sylvie lui avoue ce qu'elle a fait. Il appelle immédiatement Michelle (la mariée) pour s'expliquer. Au cours de la conversation, il demande qui a l'alliance — apprend que c'est la sœur du marié — et reçoit une photo. La photo le fait éclater de rire : la sœur du marié ressemble à un Picasso. Sylvie écoute. Elle révèle alors qu'elle est elle-même cette sœur. Tendresse finale en duo : Édouard a annoncé son retour avec ces mots, « j'arrive avec le mec ».


Votez 09 Picasso

Le tempo de la cérémonie est joué avec une variation comique : Édouard rêve d'une télécommande pour passer en accéléré, et la chanson en joue. Le chorus « Oui au ralenti » alterne le « oui » prononcé en plusieurs langues et vitesses. Au final, l'explosion gospel rassemble tous les danseurs, le chœur, les claps, les cuivres, pour une apothéose qui clôt l'acte.


Votez 10 La cérémonie

La cérémonie touche à sa fin. Il faut signer les registres en multiples exemplaires, sourire pour les photographes, recevoir les cadeaux protocolaires. Édouard panique sur la musique de sortie qui sera choisie pour les mariés. La chanson contient quatre breaks musicaux où le régisseur insérera des extraits de musiques différentes. Le break final est la vraie musique de sortie qui clôt l'acte I.


Votez 11 Signez là

Édouard arrive avec un costume vert ridicule. Personne ne reconnaît un cactus — on lui propose concombre, préservatif accidenté, extraterrestre. Il boude. Sylvie, qui prétend être experte en boudage parce qu'elle est « bouddhiste », le corrige avec un grand sérieux. La pedal steel guitar et le banjo léger soulignent l'ironie western (cactus + désert).


Votez 12 Je suis un cactus

Au tour de Sylvie de révéler son costume : grosses lunettes carrées et perruque brune. Elle se prend pour Nana Mouskouri, désodorisant Wizard à la main en guise de micro. Édouard hésite : Cher ? Harry Potter sous exta ? Sylvie monte progressivement en énergie et entraîne les danseurs dans une chorégraphie festive type variétoche 70s.


Votez 13 Quand tu chantes

Sylvie a ouvert un cadeau, l'a secoué, n'a rien compris. Sa sœur appelle : c'était une chatte vivante. Édouard prend le rôle d'un détective dans une scène de crime. Il téléphone à Martine. Il aperçoit un chat qui rôde dehors, l'attrape, et essaie de remplacer le chat mort par le chat vivant — sans trop se rendre compte qu'il vient de cumuler les deux dans la boîte. Tension de thriller comique.


Votez 14 Pelote la chatte

Désormais complices, Sylvie et Édouard fouillent les autres cadeaux. Ils découvrent dans l'ordre : des menottes, un string brodé, et l'apothéose absolue :  l'intégrale de Michèle Torr en dix volumes. La chanson est légère et pétillante, contraste total avec le drame du chat qui précède.


Votez 15 Les cadeaux

Le DJ lance un slow. Sylvie tire Édouard sur la piste. Les deux dansent maladroitement, et leurs pensées intérieures alternent à voix haute (effet d'écho discret peut être ajouté en post-production pour souligner la nature mentale du discours). Il flippe, elle s'enflamme. Les boules à facettes tournent. L'éclairage est tamisé, bleuté.


Votez 16 Le slow

Le finale est construit en quatre phases. Phase 1 : Édouard, intime piano-voix, hésite à se déclarer (Sylvie, je peux te dire un truc ?). Phase 2 : il se lance dans une longue énumération de toutes les concessions qu'il est prêt à faire (qui font écho à toutes les chansons précédentes). Phase 3 : il pose le genou à terre, la demande, suspense breakdown silence — Sylvie réfléchit. Phase 4 : Sylvie dit oui (le pschitt parfait), explosion chorale, tous les danseurs et le chœur entrent, festival de pschitts, reprise finale du leitmotiv « chaque pot a son couvercle ». La salle est debout.


Votez 17 Je veux être votre couvercle

À la suite de la chanson 17, une reprise instrumentale grandiose (sans paroles, juste musique) clôt définitivement le spectacle. Elle reprend les thèmes musicaux principaux des chansons précédentes en medley, monte progressivement vers une explosion orchestrale pop-rock avec chœur de bouches fermées (ahhs et oohs sans paroles). Cette reprise dure environ 3 à 4 minutes. C'est sur cette musique que les comédiens et danseurs reviennent sur scène pour le salut final.


Votez 18 reprise